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Fernando Alonso : " Nous pouvons attaquer le Grand Prix du Brésil sans pression".
Fernando, une belle quatrième place à Shanghai après deux victoires à Singapour et au Japon. Le bilan de la
campagne asiatique est plutôt satisfaisant...
Oui, tout à fait ! Nos victoires à Singapour et à Fuji ont été une très belle surprise et notre quatrième place en
Chine a confirmé notre regain de forme. Nous étions clairement la troisième force, dans le rythme des Ferrari
en course C'est une belle satisfaction pour tout le monde dans l'équipe.
Nous avons tous travaillé très dur et
c'est donc une belle récompense, d'autant que maintenant nous avons décroché la quatrième place aux
Constructeurs, qui était notre objectif depuis la mi-saison. Mission accomplie en quelque sorte et nous
pouvons aborder le Grand Prix du Brésil sereinement, en essayant d'en profiter au maximum !
Vous devez avoir des sentiments très particuliers au Brésil ?
Oui, c'est à Interlagos que j'ai remporté mes deux titres mondiaux en 2005 et 2006 avec Renault et c'est
donc toujours un sentiment très fort pour moi d'Y retourner, j'y ai des souvenirs incroyables. Cette année,
nous avons d'ores et déjà atteint notre objectif qui était de remporter la quatrième place aux Constructeurs
avec la troisième voiture la plus rapide du plateau.
Nous pourrons donc profiter de cette dernière course de la
saison, nous serons plus détendus et nous pourrons éventuellement tenter quelque chose pour faire encore un
beau résultat Depuis Singapour et Fuji, nous savons que c'est possible et on peut donc se permettre d'y croire !
Il s'agira du Grand Prix national de votre coéquipier... L'atmosphère promet donc d'être chaleureuse pour
Renault.
Oui, je suis heureux pour Nelson, c'est un sentiment très fort de courir dans son pays, devant son public et je
suis convaincu que ce sera une source de motivation supplémentaire pour lui. De manière générale, l'ambiance
est extraordinaire au Brésil. Ce sont de vrais passionnés et la F1 a toujours eu une place très particulière au
Brésil Ca promet d'être un beau week-end !
Comment décrieriez-vous le tracé d'Interlagos ?
C'est un circuit intéressant qui propose des défis très variés et exige par conséquent des compromis assez
délicats à arbitrer en termes de mise au point. Tout d'abord, le tracé d'Interlagos tourne dans le sens inverse
des aiguilles d'une montre, sa surface est très bosselée et il compte un panel de virages très différents ainsi
qu'une longue ligne droite. Il faut donc une voiture efficace sur le plan aérodynamique et avec un bon grip
mécanique pour pouvoir prétendre à un bon chrono.
Nelson Piquet : " Impatient de disputer mon premier Grand Prix national ! "
Nelson, vous avez décroché le point de la huitième place à Shanghai après une très belle course déjà à Fuji où
vous avez fini quatrième... Content ?
Oui, ce sont des résultats encourageants. Ce qui me satisfait le plus, c'est que j'ai su faire preuve d'un bon
rythme et de solides performances en course. La voiture a beaucoup progressé et elle est désormais plus
facile à piloter, je me sens plus à l'aise. J'aimerais juste maintenant hausser mon jeu en qualifications, histoire
d'être mieux placé sur la grille et pouvoir ainsi nourrir de réels espoirs en course. C'est ce sur quoi je vais
tâcher de me concentrer à Interlagos.
Justement, vous vous préparez à disputer votre premier Grand Prix national. Dans quel état d'esprit êtes-vous
?
Je suis très impatient pour être honnête ! Je sais que cela va être un sentiment très fort de rouler dans mon
pays, devant ma famille, mes amis. C'est une source de motivation énorme et j'ai vraiment hâte d'attaquer ce
week-end. Je vais tâcher de rester concentré, bien travaillé avec mes ingénieurs, je veux vraiment faire un
beau week-end à Interlagos.
Quel est selon vous le principal défi de circuit d'Interlagos ?
C'est un circuit réputé pour être particulièrement bosselé, le réglage des suspensions sera donc très important.
Il faudra avoir une voiture suffisamment souple pour le passage des bosses et les vibreurs du deuxième
secteur tout en restant réactive pour les virages plus serrés et les changements de direction plus rapides. Nous
travaillerons sur la mise au point de la voiture et donc des suspensions lors de notre trois heures de roulage
vendredi.
Quelles sont vos attentes pour votre Grand Prix à domicile ?
J'ai envie de faire une belle course, cela va sans dire. Mais je ne me mets pas davantage la pression parce qu'il
s'agit du Grand Prix du Brésil. Non, j'aborde cette course sereinement, je vais tâcher de profiter au maximum
de mes essais pour peaufiner la mise au point de la voiture, tâcher de faire une belle qualification pour pouvoir
ensuite faire une bonne course. Je veux aborder ce Grand Prix par étape et je suis déterminé à décrocher un
bon résultat.
Pat Symonds : " Nous avons atteint les objectifs que nous nous étions fixés : finir quatrième avec la troisième
voiture la plus rapide du plateau "
Pat, l'équipe a désormais décroché la quatrième place au championnat. Vous devez être satisfaits d'avoir
atteint l'objectif que vous vous étiez fixé à la mi-saison ?
Oui et non. J'aime normalement me fixer des objectifs ambitieux et notre objectif de finir quatrième avec la
troisième voiture la plus rapide n'était certainement pas un objectif aussi ambitieux que ce que nous nous
étions fixés jusque là.
Mais dans notre situation, c'était un objectif difficile et je suis satisfait que nous ayons
effectivement décroché cette quatrième place aux Constructeurs. Le fait que nous soyons la troisième force
du plateau est probablement subjectif même si depuis plusieurs courses je pense que nous avons clairement
démontré que c'était le cas. C'est pourquoi à mes yeux notre objectif est pleinement atteint !
Cela doit être très gratifiant pour l'équipe de voir les progrès qui ont été réalisés. Pensez-vous que cela ait un
impact sur les préparations de la saison prochaine ?
Nous étions déçus de notre début de saison et cela aurait été très difficile à gérer si la situation n'avait pas
évolué au cours de l'année. Il y avait bien entendu des raisons particulières pour expliquer notre manque de
performance en début d'année mais ce sont les faits qui comptent.
La manière dont les choses se sont
finalement déroulées a été un véritable catalyseur et nous avons prouvé que nous étions capables de
développer notre package plus vite et mieux que nos rivaux pour revenir au contact des leaders. Je crois que
c'est un message très fort en vue de l'année prochaine alors que tant de nouveaux paramètres vont être
introduits.
La prestation de Fernando au cours des cinq dernières courses a été remarquable, avec notamment encore
une belle performance en Chine. Il semble beaucoup plus à l'aise au volant de la R28...
Oui et si la saison avait débuté en Belgique nous serions aujourd'hui en tête du championnat du monde ! Ce
n'est pas seulement Fernando qui est plus à l'aise au volant de la R28, Nelson également. J'ai beaucoup parlé
par le passé de l'importance de donner à un jeune pilote une voiture dans laquelle il ait confiance mais si on
confie ce type de voiture à un pilote comme Fernando, vous pouvez constater qu'il pourra lui aussi attaquer à
la limite. Je crois que c'est ce à quoi nous assistons car notre voiture est désormais plus stable, plus prévisible
et nos deux pilotes l'exploitent désormais très bien.
Nelson a effectivement fait de belles courses dernièrement. Comment aborde-t-il son premier Grand Prix
national ?
Disputer son Grand Prix à domicile est à double tranchant, notamment lorsqu'il s'agit de votre première fois.
Cela donne toujours aux pilotes un petit plus, ils sont davantage sollicités par la presse locale, ils bénéficient
d'un petit peu plus d'attention. Ceci étant, je pense que les média Brésiliens seront ce week-end davantage
concentrés sur Massa que sur Nelson, ce qui au final n'est pas une mauvaise chose ! Nelson a récemment
prouvé qu'il était capable de faire de beaux résultats et comme la R28 a progressé, Nelson également. C'est
ce qu'il devra garder en tête à l'approche de ce week-end
Désormais quatrième aux Constructeurs, l'équipe se prépare à courir à Interlagos sans pression. Cela
changera-t-il votre approche ?
Pas particulièrement. Cela va sans dire que depuis plusieurs courses, notre principale préoccupation était de
battre Toyota, ce que nous devions faire pour prendre l'avantage et le garder. Nous sommes désormais
libérés de cette pression mais la réalité veut que notre stratégie soit toujours conçue pour nous permettre de
décrocher le meilleur résultat possible et c'est encore dans cette optique nous aborderons ce Grand Prix du
Brésil.
Pensez-vous que la R28 sera compétitive à Interlagos comme cela a été le cas récemment lors de la
campagne asiatique ?
Je ne vois pas de raison pour que cela ne soit pas le cas. Si on regarde les dernières courses, la voiture a bien
réagi sur des circuits pourtant différents. Si nous avons des atouts, nous avons toujours des faiblesses et je
pense que la sortie du virage 12 et la longue trainée jusqu'au premier virage sera particulièrement difficile pour
nous car cela n'a pas été cette année une de nos forces. Cependant, la voiture devrait être performante dans
les virages rapides 3 et 5 et nous devrions donc pouvoir de manière générale nous montrer aussi performants
que lors des dernières courses.
Interlagos : Dossier Technique
Interlagos est un circuit qui combine des épingles serrées avec l'une des lignes droites les plus longues de la
saison. Véritable tracé naturel, Interlagos serpente sur 4,309km et est réputé pour sa surface bosselée, même
si le problème a été en partie résolu avec un nouveau revêtement en 2004 et si la piste semble avoir bénéficié
du même traitement encore l'an dernier.
Les contraintes physiques de ce circuit sont d'autant plus sensibles
qu'il tourne dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, soumettant les pilotes et surtout leur cou- à des
forces inverses à celles qu'ils connaissent habituellement. Il est possible de dépasser sur cette piste, surtout à
l'entrée du virage n°1. Le compromis de Set-up tend généralement à favoriser la vitesse de pointe en ligne
droite et non le meilleur chrono possible : cela donne aux pilotes la possibilité de dépasser et de ne pas se faire
dépasser pendant 71 tours de course.
Aérodynamisme
Les contraintes différentes d'Interlagos demandent des qualités quasi opposées aux monoplaces. Les premier
et dernier secteurs sont composés principalement de longues lignes droites, où une bonne vitesse de pointe
est essentielle pour protéger sa position. Cela signifie qu'un niveau assez minime d'appuis aérodynamiques y
est requis. Cependant, le deuxième secteur est constitué de virages plutôt lents, qui demandent une charge
élevée afin de procurer de l'adhérence à la ré-accélération, au freinage, et en courbe.
La prise en compte de
ces deux impératifs donne naissance à un niveau d'appui optimal destiné à réaliser le meilleur temps au tour
possible. Cependant, cet optimum doit également prendre en compte les autres concurrents. Pour défendre
ses chances et tenter de dépasser dans le virage n°1, il faut pouvoir être rapide en fin de ligne droite : il faut
donc réduire l'appui. Cela signifie que nous utilisons un niveau d'appui proche de celui qui est nécessaire pour le
circuit de Bahreïn.
Mise au point
Il est difficile de trouver un bon compromis dans ce domaine, encore une fois à cause des caractéristiques
opposées d'Interlagos. Comme pour le secteur aérodynamique, il faut faire des choix et donner la priorité à
certains secteurs.
Le virage le plus important à Interlagos est le virage12, qui conditionne la vitesse de pointe
le long de la longue ligne droite principale, en montée. Nous portons donc une grande attention à la sortie de
ce virage, mais si cela peut générer un peu de sous-virage dans les virages serrés du deuxième secteur.
Cependant, ce qui est perdu à cette occasion vaut largement les gains réalisés par un bon passage dans le
troisième secteur.
Le deuxième paramètre important à prendre en compte est la surface de la piste. Interlagos
était traditionnellement très bosselé, mais le nouveau revêtement posé l'an dernier a permis aux équipes
d'utiliser des hauteurs de caisse moins élevées. La situation pourrait être encore meilleure cette année. Le
circuit ne soumet pas les freins à rude épreuve mais comporte trois décélérations importantes. L'énergie
demandée dans ce domaine est comparable à Barcelone.
Pneumatiques
Interlagos comprend peu de virages à haute vitesse soumettant les enveloppes à des forces latérales élevées.
Sachant que la surface n'est pas abrasive, des gommes assez tendres peuvent donc être utilisées sans
problème. Par conséquent, Bridgestone apportera les mélanges medium et tendres de sa gamme de Potenza
2008.
Moteur
La longue ligne droite principale d'Interlagos demande beaucoup de puissance et la plus longue période de
pleine charge dépasse 15 secondes. Tous les moteurs devront également être adaptés aux contraintes de
l'altitude car le circuit se situe à 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. La pression atmosphérique
moindre entraîne une perte de puissance de l'ordre de 7%. Par conséquent les 60% du tour passés à pleine
charge correspondent à 56% au niveau de la mer.
Cette situation rend la vie de certains éléments
mécaniques, comme les pistons, plus facile. Cependant, d'autres éléments, comme le vilebrequin, restent très
sollicités. La progressivité est également un facteur important, surtout dans le deuxième secteur. Les pilotes
utilisent les vitesses les plus basses à cet endroit, avec des changements de direction vifs et des actions
rapides sur les freins comme sur l'accélérateur. L'arrivée progressive de la puissance peut avoir un réel impact
sur l'équilibre de la voiture, permettant aux pilotes d'utiliser la trajectoire optimale dans ce secteur.
Renault au Grand Prix du Brésil
Le Brésil occupe une place particulière dans l'histoire de Renault F1. C'est dans ce pays, en effet, que le
constructeur français a décroché trois de ses quatre titres mondiaux en tant que team Renault à 100%, en
2005 et 2006. Cependant, les succès au Brésil étaient antérieurs à ces années et remontent à 1980 sur
l'ancien tracé d'Interlagos.
Après un premier Grand Prix du Brésil décevant, en 1979, le duo Jean-Pierre Jabouille et René Arnoux s'est
emparé de la pole (Jabouille) et de la victoire (Arnoux) l'année suivante. En 1981, la course s'est établie à Rio
de Janeiro mais les deux Renault ont abandonné. Cependant, Alain Prost a inversé la tendance en 1982 avec
une domination totale : pole, victoire et meilleur tour.
Les moteurs Renault ont continué à défendre le Losange
à Jacarepagua jusqu'en 1986 et, alors que les monoplaces d'usine n'y ont pas rencontré de succès, les clients
se sont illustrés : Elio de Angelis a terminé troisième en 1984 (avec une pole) et 1985, tandis qu'Ayrton Senna
a raflé la pole et la deuxième place en 1986. Le Brésilien était alors suivi de Jacques Laffi te sur Ligier-Renault,
pour un double podium dans la dernière année de présence de Renault avec un moteur turbo.
Le premier podium au Grand Prix du Brésil de l'ère V10 Renault a été décroché à Interlagos par Riccardo
Patrese en 1991. La course était alors revenue à Sao Paul depuis un an. L'année suivante, le tandem
Williams-Renault a engagé sa marche vers le titre : Mansell et Patrese ont monopolisé la première ligne,
marquant le début de 6 poles consécutives au Brésil pour les moteurs Renault.
Les deux hommes ont alors
réalisé le doublé. Une fois encore, la première ligne était 100% Williams-Renault en 1993, Alain Prost
s'emparant de la 75ème pole d'un moteur au Losange. Damon Hill allait terminer la course deuxième. En
1994, Ayrton Senna a réalisé la pole position pour sa dernière course à domicile mais est parti en tête à queue
sous la pression de la Benetton de Schumacher alors qu'il occupait la tête de la course.
Avec un moteur
Renault, en 1995, l'Allemand a réalisé la deuxième performance en qualifications derrière la Williams-Renault de
Hill. Il a remporté la course mais l'équipe a alors perdu ses points au championnat des constructeurs à cause
d'une irrégularité de carburant. David Coulthard, sur Williams-Renault, terminait quant à lui deuxième. En 1996,
Damon Hill a réalisé le doublé pole-victoire en chemin vers son titre mondial et enfin, en 1997, Jacques
Villeneuve en a fait de même l'année de son sacre. Gerhard Berger a alors terminé deuxième sur la
Benetton-Renault.
Depuis l'arrivée du Renault F1 Team en F1, l'équipe a toujours connu le succès à Interlagos. Jenson Button s'y
est classé quatrième en 2002, Fernando Alonso troisième en 2003 après un spectaculaire accident ayant
entraîné la fi n prématurée de la course. En 2004, l'Espagnol a réalisé un exploit en terminant quatrième
malgré des pneumatiques arrière usés jusqu'à la corde.
En 2005, Fernando Alonso s'est élancé de la pole
position et a fi ni troisième, décrochant alors son premier titre de champion du monde. Sa deuxième place en
2006 lui a permis de doubler la mise. La cinquième place de Giancarlo Fisichella complétait cette performance,
permettant à Renault de coiffer la couronne des constructeurs.
Au final, Renault a acquis 6 victoires au Brésil (1980, 82, 92, 95, 96, 97), a terminé 20 fois sur le podium, et a
décroché 11 pole positions. Avec un regain de forme depuis plusieurs courses maintenant et une quatrième
place aux Constructeurs désormais acquise, ING Renault F1 Team aborde sereinement cette dernière épreuve
du championnat du monde 2008 et espère voir ses pilotes briller sur le tracé d'Interlagos, course à domicile
pour le jeune Nelson Piquet.
Interlagos : Du côté du Taureau Rouge...
Fabrice, quel regard portez-vous sur la course de Red Bull Racing en Chine ?
Du point de vue de Renault, ce Grand Prix aura été très décevant, voire mauvais. En effet, nous avons connu
la première casse moteur de notre collaboration avec Red Bull Racing dans le cadre d'un week-end de course.
Cela fait mal. Nous avions déjà utilisé notre joker avec Mark et nous n'avons pu échapper à la pénalité. C'est
dommage, car nous étions dans le coup à Shanghai et nous étions plus compétitifs que Toro Rosso.
Malheureusement, sur un circuit comme celui-là, il est impossible de rattraper 10 places de handicap sur la
grille. Nous avons donc terminé hors des points alors que la voiture était rapide.
Quelles sont vos ambitions pour la fin du championnat ?
Clairement, nous devons passer devant Toro Rosso. Cinq points seulement nous séparent, les récupérer au
Brésil n'est pas impensable.
Quelles sont les contraintes de ce circuit d'Interlagos ?
Tout d'abord, Interlagos est situé en altitude. Cela signifie que la densité de l'air est plus faible qu'au niveau de
la mer, ce qui permet au moteur de moins souffrir sous la charge. Cependant, le dernier virage et la ligne droite
principale constituent une période de 16 secondes passées à fond absolu et cela peut être délicat. Nous
sommes confiants mais la Chine a montré qu'il fallait être vigilant en permanence. Même si Interlagos ne met
pas la fiabilité à rude épreuve, nous prenons toutes les précautions habituelles.
Une partie de cette longue période de pleine charge est passée en virage. Est-ce un problème, notamment en
termes de lubrification ?
Il s'agit d'un virage à gauche en montée, ce que n'est pas pénalisant car notre pompe de vidange est située à
la droite du moteur. S'il avait fallu aborder un long droite en descente, les choses auraient été différentes.
ING Renault F1 Team en chiffres
80, c'est le pourcentage de fibre de carbone qui entre dans la composition de la R28.
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