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Grand Prix du Brésil
Les qualifications se suivent et se ressemblent pour Sebastian Vettel. Après avoir égalé Mansell à Abu Dhabi, l’Allemand a battu son record, au Brésil, en décrochant sa 15e pole-position de la saison. Webber suit à 2/10e devant Button, Hamilton et Alonso. Plus en retrait, on trouve Rosberg, 6e, lequel précède Massa et Sutil. Derrière, on notera la belle prestation des pilotes locaux, avec Senna (9e) et Barrichello (12e), alors que Schumacher ferme la marche en Q3. Comme à son habitude, Vettel prend un bon envol et conserve l’avantage de sa pole au premier freinage. Moins bien parti, Webber provoque un léger embouteillage devant les McLaren. Alonso en profite pour passer Hamilton, à l’extérieur. Celui-ci tente de se dédoubler dans la ligne droite du premier secteur, en vain. Pas d’accrochage dans le peloton même si Barrichello a créé la confusion en ratant son envol. Au terme du premier tour, Vettel coupe la ligne en tête devant Webber, Button, Alonso, Hamilton, Massa, Rosberg, Sutil, Senna et Schumacher. Pris de vitesse par Di Resta au départ, l’Allemand a vite repris son dû. Quant à Sebastian, il ne tarde pas à imprimer son rythme : après trois boucles, 2'' le séparent déjà de Webber. Derrière, une lutte se dessine entre Button et Alonso pour la 3e place. L’Espagnol se montre de plus en plus pressant au fil des tours. Hamilton n’est pas loin non plus. 11e tour. Schumacher, qui avait Senna dans son collimateur depuis un moment, tente une percée par l’extérieur au premier virage. La manœuvre a presque réussi mais le Brésilien, fébrile, a trop retardé son freinage et cassé son aileron sur une roue arrière de la Mercedes. Victime d’une crevaison, l’Allemand va perdre un tour pour revenir au box et changer de gommes. Senna, lui, se verra infliger un drive through. Au même moment, Alonso surprend Button au prix d’une superbe attaque dans le virage 6. Ca s’agite également à l’avant puisque Vettel, vraisemblablement en proie à un problème de boîte, a cédé du terrain au profit de Webber. Après une quinzaine de boucles, une première salve d’arrêts débute. Tous les leaders à l’exception de Massa en ont prévu trois. De fait, le Brésilien hérite du commandement au 19e tour. Chaussé de pneus neufs, Vettel ne va pas tarder à le passer. Massa va stopper peu après, et repartira 6e. Cette première salve est bien négociée par tous les pilotes, sauf par Glock, dont les mécanos ont mal fixé une roue lors du ravitaillement Leader à nouveau, Sebastian se plaint par radio de sa boîte de vitesses. Son ingénieur l’informe qu’il ne peut passer les 2e et 3e rapports à haut régime, ce qui constitue un handicap certain dans la partie sinueuse. Webber en profite pour réduire l’écart. Au 30e tour, l’Australien a fait la jonction et prend facilement la tête au premier freinage. Dans le peloton, on déplore un nouvel abandon : celui de Maldonado. Le Vénézuélien est sorti de la piste alors qu’il abordait le 7e virage. 32e passage. Button est déjà de retour au stand pour un second arrêt. Il ressort en durs, derrière Massa. Les autres ne vont pas tarder à l’imiter, pour monter des tendres. Pressé par Jenson, Felipe cède la place aux abords du T4. A présent, il est sous la menace d’Hamilton. Va-t-on s’acheminer vers un nouvel accrochage entre les deux hommes ? Au 42e tour, le Britannique tente une manœuvre d’intimidation au virage 4. Idéalement placé à la sortie, il remonte et engage sa monoplace pour un dépassement à l’extérieur, mais Massa ferme la porte. Quelques boucles plus tard, Hamilton, résigné, anticipe son dernier stop. Il monte des pneus durs, tout comme Massa qui s’arrêtera un tour après. Les deux hommes conservent leur position respective, mais Lewis n’ira pas plus loin : victime, lui aussi, d’un problème de boîte, il range sa monoplace sur le bas-côté, au 48e tour. En tête, Webber s’est mis à l’abri d’un retour de Vettel. A une vingtaine de boucles de la fin, l’Australien compte 5'' d’avance. Suivent Alonso, Button, Massa, Rosberg, Sutil, Alguersuari, Di Resta et Kobayashi. Après son accrochage survenu en début de course, Schumacher a récupéré quelques places (15e), mais il n’a plus rien à espérer. Pas plus que Senna (17e) ou Barrichello (14e), malgré une belle attaque. Plus loin devant, Sutil, en revanche, a un beau résultat en vue : la 6e place de Rosberg. Profitant de l’aspiration, la Force India remonte et prend l’extérieur au premier virage. Nico est battu mais il insiste en retardant son freinage. Au tour suivant, Adrian réédite la manœuvre en coinçant son rival contre le muret des stands, et passe. 53e tour. Button donne le signal de la dernière salve d’arrêts. Sitôt revenu en piste, il chipe le record du tour à Webber : 1’15''989. Alonso n’a que 4''6 d’avance, et Jenson revient fort. Une dizaine de boucles plus tard, les deux hommes sont roues dans roues. Au premier virage, l’Anglais opte pour l’extérieur mais Alonso conserve la corde. Dans la ligne droite suivante, Button profite de l’usage du drs et prend facilement la 3e place. L’Espagnol n’a pas insisté. Devant, Webber continue d’aligner les meilleurs tours, signifiant à Vettel qu’il peut définitivement tirer un trait sur la victoire. Derniers évènements de cette ultime épreuve : l’abandon de Liuzzi, sur panne mécanique, et le hors-piste de… Vettel, dont la monoplace lui aura décidément causé des soucis. Drapeau à damier : Webber parachève sa belle démonstration en améliorant le record du tour sur la ligne d’arrivée : 1’15''324. L’Australien remporte ainsi sa première victoire depuis plus d’un an, la dernière remontant au Grand Prix de Hongrie, en 2010. Ce succès lui permet de sauter in extremis Alonso dans la lutte pour la 3e place au classement mondial. En terminant 2e, Vettel offre un nouveau doublé à Red Bull, qui termine la saison en beauté. Avec sa 3e place, Button assoit le titre de vice-champion, et confirme qu’il aura été l’un des hommes forts du championnat. Alonso est 4e, loin devant Massa qui a fini à plus d’une minute. Suivent, à un tour, l’excellent Sutil, Rosberg, Di Resta, Kobayashi et Petrov. A défaut d’avoir offert un podium à son public, Massa leur a offert un beau spectacle en exécutant le fameux « burnout » à l’entrée de la voie des stands. Quant à Barrichello, il a chaleureusement salué la foule depuis son cockpit, lors du tour de décélération. Signe, sûrement, que le Brésilien a disputé ici son 322e et dernier Grand Prix. Phiphilou pour F1Classement.com |
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Brésil 2011 par Phiphilou
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